Histoire et Patrimoine

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le berceau de la grand-mère de l’Europe

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     Lieu de passage entre la plaine d’Aunis, le Marais Poitevin et la mer, Usseau dérive de « Ussena » signifiant une butte plantée de vignes. Rattachée au canton de Mauzé-sur-le-Mignon, la commune est composée de cinq hameaux surnommés localement les « écarts » : Antigny, Le Grand Breuil, Olbreuse, Le Plénisseau et Ussolière.

      Situé au carrefour d’une ancienne voie romaine menant de Saintes à Nantes, le village raconte 2000 ans d’histoire locale. Des vestiges de plusieurs sites antiques ont été révélés lors du creusement de tranchées, de travaux de jardinage ou de labours. Ancien centre huguenot, Usseau est le berceau d’Eléonore Desmier née en 1639 à Olbreuse et épouse du duc de Brunswick-Lunebourg-Zell, électeur de Hanovre. En 1685, elle accueille dans son duché toute la noblesse protestante poitevine inquiétée. Par le jeu des mariages, sa descendance est présente dans dix-sept dynasties européennes, d’où son surnom de « grand-mère de l’Europe ». Il existe une relation généalogique avec la famille Mitterrand. Tous les deux ans, un spectacle estival est organisé dans la cour de son château afin d’y honorer sa mémoire. — Le château d’Olbreuse – Reconstruit au XIIIème ou XIVème siècle, le château d’Olbreuse est composé d’un quadrilatère flanqué de quatre tours d’angle de quatre étages de meurtrières pour se préserver des bandes de rôdeurs pendant les guerres. Un des murs est supprimé en 1760 pour permettre l’édification d’une aile perpendiculaire au logis central, l’agrandissement des fenêtres et l’exhaussement du premier étage du corps principal. A la fin du XIXème siècle, l’étage de l’aile est réhaussé, son toit est remplacé par une charpente recouverte de zinc et la tour du fond, qui est ruinée, est démolie. Après une lente dégradation faute de moyens financiers, le château est rénové en 1967 par Christiane Desmier d’Olbreuse et son époux Félix Maingueneau. Il est inscrit en 1973.

Autres curiosités à voir :

  • L’église Saint-Pierre
  • Le centre culturel Pierre-Henri Mitard
  • Les moulins ruinés
  • A Ussolière, le château de Beaulieu (privé – deux tours du XVIème siècle) et la grande cheminée de l’ancienne usine de crinerie dressée au milieu d’un champ

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Eléonore Desmier d’Olbreuse (Olbreuse, 1639-Lunebourg, 1722) et sa descendance royale

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Eléonore Desmier est née à Olbreuse aux portes du marais poitevin, le 3 janvier 1639 et morte le 5 février 1722 dans une famille de la noblesse poitevine protestante. Ses parents prennent un soin particulier pour lui donner une éducation soignée. On vante sa beauté, son caractère enjoué, sa passion pour la danse et la musique, son intelligence, sa finesse c’est sûr : elle va réussir dans le monde !Elle devient demoiselle d’honneur de la duchesse de la Trémoille , puis de la princesse de Tarente qu’elle accompagne en Hollande et en Allemagne. A 24 ans, elle rencontre George-Guillaume Duc de Brunswick Lunebourg-Celle dont elle aura une fille Sophie Dorothée (avant son mariage) puis ils se marient en 1665.Dans son palais allemand, près de Hanovre, elle se dresse contre Louis XIV et recueille les protestants fuyant le Poitou et les persécutions. Sa fille Sophie Dorothée de Brunswick-Lunebourg (1666-1726) se marie en 1682 au prince Georges de Hanovre qui règne sous le nom de Georges 1er en Grande Bretagne de 1714 à 1727.C’est grâce à ses 2 petits enfants respectivement roi de Grande-Bretagne (Georges II) et reine de Prusse que le sang d’Eléonore coule chez les souverains régnant encore en Europe. Par son ancètre Jean II de Barbezière, Eléonore est àl’origine d’une parenté entre la reine Elisabeth II du Royaume Uni et le président de la République François Mitterrand qui sont ainsi cousins éloignés.

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Le château d’Olbreuse

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Reconstruit au XIIIème ou XIVème siècle, le château est composé d’un quadrilatère flanqué de quatre tours d’angle de quatre étages de meurtrières pour se préserver des bandes de rôdeurs pendant les guerres. Un des murs est supprimé en 1760 pour permettre l’édification d’une aile perpendiculaire au logis central, l’agrandissement des fenêtres et l’exhaussement du premier étage du corps principal. A la fin du XIXème siècle, l’étage de l’aile est réhaussé, son toit est remplacé par une charpente recouverte de zinc et la tour du fond, qui est ruinée, est démolie. Après une lente dégradation faute de moyens financiers, le château est rénové en 1967 par Christiane Desmier d’Olbreuse et son époux Félix Maingueneau ; Il est inscrit en 1973. Asst’Uss, association de promotion du patrimoine culturel d’Usseau, y organise, tous les deux ans, le troisième week-end de juillet, Les Rendez-vous d’Eléonore (spectacle historique de son et lumière).

Propriété privée. Visite guidée gratuite des extérieurs de juillet à mi-août.

Pour plus d’informations, contacter Geneviève de Réals ; 9 A rue du Château, 79210 Usseau ; tél. : 05.49.04.98.65. et E-mail : olbreusereals@ free.fr 

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L’église Saint-Pierre

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A l’origine, l’église Saint-Pierre était romane, avec un plan classique en forme de croix latine. Sa façade nue, dans le style du 12ème siècle, est percée d’une voûte en plein centre, supportée par deux colonnettes. Cet édifice se classe parmi les églises fortifiées, plus répandu qu’on ne l’imagine, dans les provinces poitevine et charentaise, sous l’influence des invasions normandes et des guerres médiévales.

A l’intérieur, la partie romane est représentée par la nef (divisée en trois travées), le transept, ainsi que la première travée du chœur. A l’entrée du chœur, les chapiteaux romans sont particulièrement intéressants : celui de gauche est orné d’animaux étranges, sans doute des lions très stylisés, avec une queue relevée sur le dos et une seule tête sur l’angle, pour deux corps ; celui de droite, dérivé du chapiteau corinthien, est très simplifié mais élégant. A la limite de la première et de la deuxième travée, le chapiteau de gauche est orné de deux masques grotesques, dont un tire la langue, ils sont particulièrement bien traités.

A voir : sarcophages médiévaux provenant de fouilles archéologiques, un sarcophage incomplet orné de croix sur hampe à la tête et au fond, pierres tombales des XVIIème et XVIIIème siècles.

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Le centre culturel Pierre-Henri Mitard

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Le centre culturel d’Usseau

Ce lieu porte ce nom en mémoire de l’historien qui a largement contribué aux recherches historiques et archéologiques sur la commune. Y sont exposés les sarcophages du cimetière médiéval fouillé de 1980 à 1982 et ceux du cimetière mérovingien plus au nord découverts en 2001. Le premier étage présente une exposition permanente sur la généalogie des Desmier d’Olbreuse.

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Laiterie et fromagerie industrielles

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Laiterie et fromagerie industrielles

Histoire :

La laiterie coopérative est fondée en 1890 dans des bâtiments construits à cet effet pour Louis Guilbot. Une porcherie lui est annexée dès l’origine. Les bâtiments sont rachetés dès 1894 par la société coopérative. En 1917, la laiterie compte 342 sociétaires. L’atelier de fabrication de la caséine est converti plus tard pour la production de poudre de lait selon le procédé Hatmacker. Le beurre est transporté jusqu’à la gare de Frontenay-Rohan-Rohan d’où il est expédié à Paris. En 1930, les anciens bâtiments sont transformés en logement et une nouvelle laiterie est bâtie de l’autre côté de la cour, comme l’atteste une date portée sur le pignon. Une plaque sur la cheminée porte le nom de L. Branca fils, 83, rue Jean-Jaurès, Rochefort. La cessation d’activité remonte à 1972, lors du regroupement de cette unité avec la laiterie de Coulon, et les bâtiments sont actuellement désaffectés. Une chaudière est installée dès le début de l’activité en 1890. Dans les années 1950, deux chaudières fonctionnaient au charbon.Six à sept personnes travaillaient dans cette laiterie dans les années 1950.
Adresse : 15 rue de la Laiterie

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Une plaque sur la cheminée porte le nom de L. Branca fils, 83, rue Jean-Jaurès, Rochefort

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Usine de traitement du poil animal (usine de préparation de crins) Brelay

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Historique :

Cette usine de traitement de soies de porcs et de crins est fondée vers 1847 par Charles Brelay, marchand de crins en gros à Bordeaux, après l’achat en 1839 du domaine de Beaulieu sur lequel est édifiée l’usine. Un arrêté préfectoral daté du 24 mai 1854 l’autorise à utiliser une chaudière et une machine à vapeur pour faire mouvoir les métiers et mécanismes divers, à la condition de construire une cheminée d’au moins 20 m de haut. Cette cheminée est l’unique vestige de cet établissement, qui semble avoir cessé de fonctionner vers 1900, après avoir été reprise, au décès de son propriétaire en 1857, par Jean Savin, puis par Ernest Giraudeau. En 1855, M. Brelay présente ses produits lors de l’Exposition universelle à Paris.
En 1855, une machine à vapeur d’une puissance de 6 ch actionne les différents mécanismes utilisés dans l’usine.
En 1853, une centaine de personnes travaillent dans cette entreprise, femmes et enfants compris.

Description :

La cheminée cylindrique, en petits moellons de calcaire, mesure environ 25 m de haut. La mise en oeuvre rappelle celle des piles cylindriques des hangars de la région. Le fût s’élève au-dessus d’une base parallépipédique de 1,50 m de côté et de 3,50 m de haut couronnée d’une corniche en doucine. La partie supérieure de la cheminée est formée de deux pierres taillées formant une large corniche surmontées d’une superposition de deux pierres arrondies constituant le sommet de l’édifice.



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